Addictive 8-bits Electronica

On vous avait parlé, il y a de ça quelques lignes, de la découverte du quintet Lyonnais de Parquet, projet musical halluciné qui était venu défendre son Électro-instrumentale aux auditions régionales des Inouïes du Printemps de Bourges 2018 (retrouve ce joyeux écrit en cliquant ici !). Amis des basses à la limite de la légalité et des lendemains de teuf difficiles parce-qu’on-est-restés-trop-longtemps-la-tête-dans-le-caisson réjouissez-vous ! Non seulement Parquet s’est démarqué au cours de l’audition et a été sélectionné pour aller enflammer Bourges le 28 Avril prochain, mais en plus les joyeux drilles nous font le plaisir de nous présenter leur première galette !

Allez allez, on clique sur le lien pour écouter : clique!

Nul besoin de plus de mise en contexte ou de faux-fuyants, on va faire comme Parquet et rentrer directement dans la gueule du sujet ! Leur disque éponyme “EP#1″ (le titre ne casse pas trois pattes à un connard c’est sûr, mais ça a au moins le mérite d’être efficace) s’ouvre sur une chanson dont le but sous-jacent est de vous dévisser la tête. 15 secondes. C’est montre-en-main le temps qu’il faut pour comprendre que quand les compères définissent leur musique comme une Électro-instrumentale massive, addictive, trance et 8-bits, ils visent dans le mille. Le beat est lourd. Si lourd que je me surprend à secouer la tête comme un tranceux au Ozora alors que la sauce n’est même pas encore montée. La guitare fini par rentrer. En force. Elle arrive avec la subtilité d’un semi-remorque dans un bar-à-chats et créé un gimmick qui rappelle que oui, ce qu’on entends c’est (majoritairement) de la musique instrumentale.

Sorti chez Carton Records, label minimal artisanal sur la région de Lyon, l’EP de Parquet n’a de carton que son emballage. Pour le reste, on part sur une armature en béton armé type Lafarge (les mauvaise fréquentation en moins). La section rythmique tape. Mais comme elle tape ! Le basse/bat est indéboulonnable et laisse aux autres membres de la formation le soin d’ajouter dans la soupe les épices psychédélo-nawak qui viendront relever le tout. Trois titres. D’un certain point de vue, on pourrait en vouloir à Parquet de délivrer comme ça seulement trois titres (durée totale 15 minutes) et de nous laisser mentalement à poil après un quart d’heure d’atrophie cérébrale.

On se console en se disant que 15 minutes de bonne musique, réalisée avec du cœur et des instruments ça vaudra toujours plus qu’une heure de dégueulis convenu, mal arrangé et motivé par la seule volonté d’un décérébré médiatique de s’offrir une nouvelle piscine creusée (on donnera pas d’exemple, il y en a tellement que vous avez le loisir de choisir celui ou celle que vous voulez).

Bref, Parquet a une vision de la musique Électronique, et c’est un pléonasme de dire qu’ils n’ont pas beaucoup de mal à convaincre. Si certains pourraient peut-être regretter le manque de profondeur des enregistrements, on ne saurais que trop vous inciter à aller voir le groupe en performance sur scène. Une occasion en or de mouiller le T-Shirt au point qu’il vous paraîtra plus simple de le balancer et d’en acheter un autre plutôt que d’essayer de le laver tellement vous l’aurez souillé. Dans la belle mouvance des artistes souhaitant opérer un rapprochement entre musiques instrumentales et électroniques, Parquet s’est créé une place de choix. Il reste à espérer que la formation Lyonnaise saura faire fructifier sa position avantageuse et donnera son maximum pour rester au palmarès des grands noms de la discipline. Bon. Allez je m’arrête ici, je commence à parler comme un présentateur de foot…

Pour les fanatiques du genre qui, comme nous, auraient eu tendance à trouver ce premier EP (beaucoup) trop court, voici de quoi exorciser la frustration. C’est aussi l’occasion de se pencher sur les réalisations un peu plus anciennes mais toujours aussi fidèles de Parquet :

C’est bon c’est bon !!

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