Welcome to the Mono/Jungle

Le Crew John & Salomé était de sorti ce Vendredi 16 Février pour se payer une bonne tranche de musique Live à la Bobine de Grenoble. Certains dans l’équipe étaient déjà familiers de l’univers de La Jungle, ce n’est pas mon cas. Une brève écoute sur un de leurs clip dispo sur les internets auront suffit à me motiver. On prends une blonde au bar, on s’acquitte du prix d’entrée et on laisse place aux artistes.

Monotrophy

C’est donc les lyonnais de Monotrophy qui ouvrent la soirée. Sortant d’une tournée accompagnée par les copains de Noyades, le groupe produit par S.K Records et Joe Cool Records commence son set dans une salle bien remplie. Composés d’un batteur et d’un guitariste, les deux compères lancent un premier riff entraînant. La guitare initie, la batterie suit. La boucle est maintenant en place. Le groupe fait évoluer son riff en rajoutant une petite couche de nouveauté à l’envie. Les instruments sont maîtrisés. L’ensemble sonne très juste. On comprends rapidement que le groupe marche à l’improvisation tellement les regards entre les deux membres sont nombreux. C’est d’ailleurs la seule chose à voir. Les deux musiciens sont dans leur bulle. La faute à leur disposition face à face. Ce n’est pas grave du tout, du moment que l’entrée de la bulle ne nous est pas close.

Le Krautrock qu’ils proposent est évident dans l’enchaînement de pattern. Cela fonctionne très bien. Le second morceau commence. La guitare initie, la batterie suit. La boucle est enfin en place. Le morceaux commence. Le groupe fait évoluer son riff en rajoutant une petite couche de nouveauté à l’envie. Ok, j’ai compris. Je sors tout doucement de l’ambiance. J’ai besoin d’une nouveauté. La nouvelle couche de nouveauté tarde à venir. Je suis sorti de l’ambiance. Il y a une nouveauté. Je rentre de nouveau. J’ai besoin d’une nouveauté. Je suis définitivement sorti de l’ambiance. Le troisième et dernier morceau arrive. La guitare initie, la batterie suit.

Ça y est, je suis perdu. Je reste pour comprendre pourquoi la prestation n’a pas marché sur moi. La dernière partie est cool, elle offre plus de chose. Dommage. Cela m’intrigue, car c’est exactement le genre de came qui me mets bien. On est deux jours plus tard, j’écoute le Bandcamp. Ça marche bien et je crois comprendre pourquoi. En studio, les morceaux commencent dès la première seconde. Le spectre sonore est bien remplie. En live, le groupe m’a semblé long à se mettre en place correctement alors que mon attention était déjà mise a contribution. Le son était bon, mais les intentions de la guitare sortent parfois plus difficilement. La scène manque d’un groove. Les basses sont moins présentent. J’en conclue que la technique reste à peaufiner pour me garder tout du long. Je garde un très bon espoir pour la suite car le groupe sait jouer et les morceaux sont bons.

 

La Jungle

On grille une clope et on se recharge en houblon pour accueillir les belges de La Jungle. Ils sont deux. La preuve que tu peux avoir un plateau complet qui tient dans un Kangoo habilement rempli. Le show commence à 100 km à l’heure. Dès les premières mesures, on encaisse une grosse mandale de Db. On parle aux amoureux du Noise par une distorsion caractéristique du genre sur une guitare extrêmement sauvage. La batterie est conduite tel un Panzer. La puissance de la frappe est formidable et la régularité est impressionnante. Ils sont très beaux à voir. On comprends qu’on va vite en avoir pour notre argent.

Quelques mesures plus loin, on se retrouve dans un show Électro instrumentale survitaminé. La seule qui trouve grâce à mes oreilles. Les deux univers sont liées par le Kraut. C’est très intelligent. C’est tellement efficace. J’ai perdu pied. Ma nuque bouge d’un hochement de satisfaction. Je suis avec vous les gars. Ils seront dans ma notion d’excellence si ils osent la rupture rythmique du Noise. C’est fait ! Le groupe casse son pattern pour retomber sur un autre riff. Je constate que c’est l’une des rares fois ou un groupe sait se décrire aussi précisément dans sa proposition et son influence : Kraut / Techno / Transe / Noise. Tout les styles y sont brillamment représentés. Ce qui a pour effet de ne fâcher personne. Même si on apprécie moins l’un des styles défendu, on y trouve son compte.

La soirée continue. La salle monte en température. L’audience est possédée. Les morceaux se suivent mais ne se ressemble pas. On se mange des grosses poutres comme on arrive à respirer. C’est tellement bien fait. Les sonorités me font penser à tellement de groupes différents. J’y vois du Young Gods, Elektro Guzzi, Kraftwerk entre autres. Le groupe déroule son set dans un sincérité incroyable. Ils aiment ce qu’ils font. Et c’est un plaisir de le partager avec eux. Le guitariste / claviériste / machiniste est un diable de présence. Le batteur tient la baraque. Ils sont en sueur. Le show fini. La salle gueule suffisamment pour obliger les belges à reprendre les instruments.

C’est la teuf pendant encore un morceau. Le rappel est fini. La salle ne veut pas se vider mais portant, le show est bien fini. C’est passé à une vitesse. On reprends un verre comme si on était fier de nous. Fier d’avoir vu ce groupe. On joue la troisième mi-temps le temps de finir les boissons. Unanimité dans l’équipe. Verdict : Victoire de La Jungle par KO. Je laisse passer une journée et je me penche sur la discographie du groupe. Je vous invite a en faire de même si vous n’êtes pas familier avec la bête. Je me tiens prêt pour la prochaine rencontre messieurs. Car, une prochaine, très certainement il y aura.

 

Crédits photos : Monotrophy / La Jungle

 

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